EXPERTISE ENVIRONNEMENTALE |
Nous
avons tous les mêmes origines, et pourtant nous sommes tous
différents...
Un
groupe humain s'identifie par sa culture : son architecture, ses
arts, ses savoir-faire, son agriculture, ses croyances, sa
langue... A
l'heure de la mondialisation du commerce, faut-il se réjouir de
l'internationalisation
artificielle de l'architecture, de l'industrie, de l'agriculture, des
croyances,
des langues... ? Non, si elle est forcée
et au détriment de la culture locale des Hommes : architecture
standardisée
ou non adaptée à l'environnement local, transfert des
industries
par spéculation sur les normes environnementales ou sociales au
détriment
du développement local et soutenable, semences non
adaptées au
biotope local ou modifiées génétiquement pour
être
brevetées, langues imposées... Mais, oui
si elle a pour premier objectif le partage des connaissances et le
respect
des cultures : architecture environnementale et climatique,
technologies de l'information, utilisation locale et raisonnée
des gisements
d'énergies renouvelables et de matériaux
régionaux, biodiversité et respect des biotopes,
langue commune
espérantiste et langage des signes...
Au sein d'un même
groupe, les humains présentent de très grandes
différences
de comportement face à leur environnement. Qui n'a jamais
remarqué
combien la sensation de chaleur ou de fraîcheur est
extrêmement
personnelle ? Les
calculs des meilleurs thermiciens n'arriveront jamais à simuler
les
comportements vestimentaires extrêmes, ils n'auront donc que des
réponses
moyennes intégrant des coefficients moyens de
sensibilité,
pour des individus moyens. Pourtant, personne n'aime travailler par une
température de
plus de 30 °C ou de moins de 14 °C dans un bureau par exemple
(ne
parlons pas de l'extérieur où les difficultés de
travail dans des situations climatiques
extrêmes dépendent des conditions physiques et
vestimentaires de
chaque individu). Dans le cas d'un travail de bureau, quel que soit le
groupe
d'origine, et le niveau de température, un humain percevra
un ou deux degrés en moins ou en plus comme un soulagement ou
une fatigue. De manière globale, nous sommes tous
des êtres à sang chaud qui avons besoin de temps à
autre
de recevoir les rayons solaires directement sur notre peau ou une brise
d'air
frais sur notre visage. Mais localement, chaque groupe s'adapte au
climat
régional. Et individuellement, à l'intérieur d'un
groupe,
certaines personnes aiment "se recharger" au soleil, à la
lumière,
à la chaleur... tandis que d'autres aiment "se ressourcer"
au calme,
dehors, au frais, en musique, dans un espace vert... Le travail de
l'architecte est donc ici, complexe mais passionnant : raisonner globalement, concevoir localement,
proposer individuellement.
L'état des lieux énergétique est très clair : si les 7,3 milliards d'individus dans le Monde consommaient autant que les Européens, il nous faudrait au moins 4 Planètes pour vivre !
Thème 3.1
Les écomatériaux
Les matériaux sains (non toxiques durant leur production, leur utilisation et leur élimination ou leur recyclage)
A
l'heure actuelle, peu de matériaux ont des
procédés
de fabrication exempts de toxicité. Même si leur
utilisation
n'est pas toujours nocive in fine pour l'Homme, leur fabrication n'est
souvent pas saine pour l'environnement et les personnes qui participent
au
processus de production (industrie polluante, agriculture intensive,
recyclage
de matériaux pollués...). Il en est de même pour
les procédés
d'élimination (incinération, mise en décharge...)
ou
de pseudo-recyclage (fonction finale différente de celle
d'origine).
Durant
leur utilisation, certains matériaux dits naturels peuvent
s'avérer
allergisants ou toxiques mais les causes sont souvent à chercher
du
côté des traitements et adjuvants de ces matériaux
(formaldéhyde
dans les bois collés, traitements fongicides et
insecticides...).
Lorsque matériaux naturels se conjuguent avec santé
globale
(des individus et de l'environnement), nous parlerons de
biomatériaux.
Le béton est un contre exemple de biomatériau. Les
cimenteries
sont autorisées à utiliser comme combustible des
déchets
industriels toxiques sans limitation de leur teneur en métaux
lourds
(cadmium, plomb, mercure...)*. On trouve aussi dans le ciment du chrome
hexavalent
(VI - très soluble dans l'eau et cancérogène)*.
Très
largement utilisé en architecture et indispensable à
certaines
étapes de la construction, le béton à base de
ciment
devrait avoir une qualité irréprochable, sous peine de
miner
le principe même de l'architecture respectueuse de
l'environnement.
Nous déplorons son impact sanitaire et environnemental et en
profitons
pour alerter les pouvoirs publics sur cette affaire.
Les biomatériaux prescrits par l'Atelier ARKITEKTO :
Le bois
européen
(ossature, bardage, menuiserie et parquet)
La brique
alvéolaire roulée (gros œuvre et isolant thermique)
La brique terre cuite
(gros œuvre)
La
pierre régionale
(parement)
L'ardoise régionale
(couverture)
La
tuile plate (couverture)
La
tuile romane
(couverture)
Le
bardeau de bois européen
(couverture)
Le silicium (couverture et captage solaire)
Le
zinc (couverture)
La
végétalisation
(couverture)
L'acier
(bardage), sous réserve de
peintures certifiées
Le bois européen
chauffé (bardage, brise-soleil et terrasse)
Le verre (vitrage et captage solaire)
Le gypse-cellulose
(cloison et plafond), sous
réserve de joints non toxiques
Le
panneau bois aggloméré, sans formaldéhyde
(cloison et contreventement)
La brique terre crue
(cloison et inertie)
La paille (isolation thermique)
La laine de bois
(isolation thermique et
acoustique)
Le liège (isolation thermique et
acoustique)
La laine de chanvre ou
de lin (isolation thermique)
La
laine de mouton (isolation
thermique), sous réserve d'absence
d'antimites
La
cellulose (isolation thermique et
acoustique), sous réserve d'absence
d'acide borique
Le bois-magnésie (plafond)
Le
linoléum à l'huile de lin et liège (sol)
La fibre
végétale (sol)
Le
grès-cérame (sol)
L'huile dure de lin
(sol et finition des surfaces)
La terre (enduit
et finition des surfaces)
La chaux
(enduit et
finition des surfaces)
La cire d'abeille (finition des surfaces)
La peinture
certifiée (finition
des surfaces)
Les matériaux renouvelables
Les matériaux à base de
végétaux évitent
de gaspiller les matières premières minérales non
renouvelables
et donc épuisables. L'énergie solaire renouvelable permet
la
production constante de bois et de fibres par photosynthèse et
absorption du CO2.
Depuis des siècles les constructeurs ont remarqué que les
fibres et les essences de certaines plantes étaient parfaitement
adaptées à la construction. Cependant, pour la bonne
tenue
verticale des laines de chanvre ou de lin (et
uniquement pour cela), environ 15 % de
polyester
non renouvelable, est ajouté aux fibres naturelles. Certains
fabricants
remplacent le polyester par de l'amidon (renouvelable).
Les matériaux renouvelables prescrits par l'Atelier ARKITEKTO :
Le bois
européen
(ossature, bardage, menuiserie et parquet)
Le
bardeau de bois européen
(couverture)
La
végétalisation
(couverture), hors membrane
d'étanchéité
Le bois européen
chauffé (bardage, brise-soleil et terrasse)
Le
panneau bois aggloméré, sans formaldéhyde
(cloison et contreventement)
La paille (isolation thermique)
La laine de bois
(isolation thermique et
acoustique)
Le liège (isolation thermique et
acoustique)
La laine de chanvre ou
de lin (isolation thermique)
La
laine de mouton (isolation
thermique), sous réserve d'absence
d'antimites toxique
La
cellulose (isolation thermique et
acoustique), sous réserve d'absence
d'acide borique
Le bois-magnésie (plafond), hors magnésie
Le
linoléum à l'huile de lin et liège (sol)
La fibre
végétale (sol)
L'huile dure de lin
(sol et finition des surfaces)
La cire d'abeille (finition des surfaces)
La peinture
certifiée (finition
des surfaces),
en partie renouvelable
Les matériaux réellement recyclables (cycle de vie identique entre le matériau final et le matériau original)
Les matériaux homogènes sont
généralement recyclables : le verre, l'acier, l'aluminium
(son recyclage est 20 fois moins énergivore que sa
première production**). Les matériaux recyclés
sont préférables aux matériaux recyclables car ces
derniers
ne sont pas certifiés recyclés en fin de vie.
Cependant leur qualité doit être irréprochable.
Pour
cela, les industriels et les pouvoirs publics doivent faire le choix
d'une
qualité environnementale globale (encres sans produits toxiques
pour
pouvoir recycler la cellulose, etc.). Le PVC est un contre-exemple de
matériau
recyclable car il est composé de nombreux additifs.
L'alternative au PVC est le polyéthylène haute
densité (PEHD) (pour les
canalisations EP, EU-EV, citernes, gaines
électriques, protection de
soubassement, etc.).
Dans
de nombreux cas, les termes valorisation et recyclage sont confondus.
Or,
la "valorisation" du PVC par exemple, par incinération et
récupération
de chaleur, est une opération extrêmement polluante : le
chlore
contenu dans le PVC produit alors des dioxines et des gaz qui
provoquent des
pluies acides.
Fin des
réserves
mondiales connues de matières premières ***+****+*****+******
Cas des
"terres rares" (métaux plus ou moins rares) : http://decrypterlenergie.org
Les matériaux réellement recyclables ou
recyclés
prescrits par l'Atelier ARKITEKTO :
Le bois
européen (ossature), en partie réutilisable
La
pierre régionale
(parement), réutilisable
Le silicium (couverture et captage solaire)
Le
zinc (couverture)
L'acier
(bardage)
Le verre (vitrage et captage solaire)
La brique terre crue
(cloison et inertie)
La laine de bois
(isolation thermique et
acoustique), en partie réutilisable
Le liège (isolation thermique et
acoustique),
en partie réutilisable
La
cellulose (isolation thermique et
acoustique), sous réserve d'absence
d'acide borique
La terre (enduit
et finition des surfaces)
Les matériaux économes en énergie (production locale, limitation des transports, procédés de fabrication et d'entretien...)
En Europe, les bois locaux sont les matériaux
d'ossature les moins gourmands
en énergie (à portée égale, 5 fois moins
que
le béton et 20 fois moins que l'acier), notamment car leur
production par
photosynthèse utilise l'énergie solaire gratuite.
Même
s'il ne demande pas d'entretien et donc d'énergie après
sa
fabrication, l'aluminium est extrêmement énergivore lors
de sa
production. Seul l'aluminium recyclé a un bilan
énergétique
convenable.
Les matériaux économes en énergie
prescrits par l'Atelier ARKITEKTO :
Le bois
européen
(ossature, bardage, menuiserie et parquet)
La brique
alvéolaire roulée (gros œuvre et isolant thermique)
Le
bardeau de bois européen
(couverture)
Le silicium (couverture et captage solaire)
La
végétalisation
(couverture)
Le bois européen
chauffé (bardage, brise-soleil et terrasse)
Le verre (vitrage et captage solaire)
Le
panneau bois aggloméré, sans formaldéhyde
(cloison et contreventement)
La brique terre crue
(cloison et inertie)
La paille (isolation thermique)
La laine de bois
(isolation thermique et
acoustique)
Le liège (isolation thermique et
acoustique)
La laine de chanvre ou
de lin (isolation thermique)
La laine de mouton (isolation
thermique), sous réserve d'absence
d'antimites
La
cellulose (isolation thermique et
acoustique), sous réserve d'absence
d'acide borique
Le bois-magnésie (plafond)
Le
linoléum à l'huile de lin et liège (sol)
La fibre
végétale (sol)
L'huile dure de lin
(sol et finition des surfaces)
La terre (enduit
et finition des surfaces)
La cire d'abeille (finition des surfaces)
La peinture
certifiée (finition
des surfaces)
Les
bois européens, le chanvre et le lin semblent les
matériaux
les plus prometteurs pour l'écoconstruction. De plus, leur
culture
permet de retenir les sols contre l'érosion, de lutter contre le
vent, de favoriser la biodiversité, etc. Une forêt bien
adaptée
et renouvelée permet de lutter contre les avalanches en
montagne.
La fabrication, la transformation, l'entretien et le recyclage de ces
matériaux
économisent l'eau et l'énergie et permettent le stockage
du CO2. Enfin, le bois, le
chanvre et le lin poussent sans aucun engrais ni traitement chimique.
Sources : *[S. et P. Déoux
Drs en médecine et Experts en Haute
Qualité Santé, Le guide de l'habitat sain, 2002]
; **[Schüco, Système
solaire Schüco, l'empreinte
des professionnels, 2003] ; ***[J-C. Lhomme, La maison économe, 2003] ;
****[Ministère en charge de l'Industrie http://www.mineralinfo.org/Substance/reserves.htm] ; *****[V. Taisson, Atlas des futurs du monde, 2010] ;
******[P. Bihouix, Quel futur pour
les métaux ? Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société,
EDP Sciences, Monts, 2010]
Thème 3.2
La gestion de l'eau
La
récupération automatique des eaux pluviales (citerne
enterrée, souple ou aérienne +
surpresseur) permet de désengorger les réseaux communaux
et de remplacer très facilement les 20 à 30 % d'eau potable d'une
habitation qui partent dans les toilettes !
Les matériaux de construction qui économisent l'eau
Le béton consomme de grandes quantités d'eau. Sur le plan de la gestion des ressources en eau aussi, en Europe, le béton est un matériau de construction bien moins écologique que le bois par exemple.
L'usage et l'entretien des bâtiments
Les espaces verts nécessitant un arrosage artificiel sont à éviter. Nous proposons la plantation d'essences végétales adaptées au climat local. Le désherbage chimique pollue les écosystèmes locaux aquatiques et les nappes phréatiques. Nous préconisons donc le désherbage thermique ou la conception paysagère durable de manière à enherber le maximum de surfaces extérieures.
La perméabilité des sols
Nous végétalisons les surfaces extérieures (y compris certaines zones de stationnement) pour ne pas saturer les réseaux de collecte des eaux, lors de fortes pluies. En été, les surfaces enherbées ou plantées étant plus humides que les surfaces minérales, elles évitent la formation d'îlots de chaleur et rafraîchissent naturellement l'air environnant.
La récupération et
l'économie de l'eau dans les bâtiments
En matière de
consommation quotidienne d'eau, la sobriété est de mise.
Nous concevons des édifices récupérateurs d'eau
par stockage des eaux de pluie pour alimenter les WC, servir à
l'arrosage, voire alimenter douches, bains, lave-linge et
lave-vaisselle
après filtration et épuration. Quant à la
consommation
proprement dite, nous prescrivons des équipements permettant
d'adapter
les débits aux usages (éviers, WC, etc.).
Enfin, tout ce qui consomme de l'électricité non issue des énergies renouvelables consomme de l'eau puisque les réacteurs nucléaires et thermiques sont refroidis avec ce précieux liquide directement pompé dans les rivières et les fleuves. En France, les centrales électriques consomment à elles seules, plus de la moitié de toute l'eau utilisée (18 milliards de m3 par an !)* par évaporation (4 l/kWh par les tours de refroidissement : 1 à 2 m3 eau/seconde** perdus pour chaque réacteur nucléaire) ou rejets polluants (rivières et océan) ! De plus, il est avéré que les tours de refroidissement des centrales nucléaires émettent de très grosses quantité de légionelles potentiellement mortelles dans un rayon de 20 km (avec des autorisations de concentration en légionelles 500 à 5 000 fois supérieures aux autres industries !)***.
Sources : *[B. Peuportier Dr.
et Chargé de Recherche au Centre d'Energétique de l'Ecole
des Mines de Paris, Eco-conception des bâtiments, bâtir
en préservant l'environnement,
2003] et [SPDE - Syndicat professionnel des entreprises de services
d'eau et d'assainissement, Les services collectifs d'eau et
d'assainissement en France. Données économiques, sociales
et techniques, 2005] ; **[M. Gaillard et E. Emptaz, Les dossiers du Canard Enchaîné :
nucléaire, c'est par où la sortie ? Le grand débat après Fukushima,
2011] ;
***[UFC-Que Choisir et Agence Française
de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail, Centrales
nucléaires, EDF producteur de légionelles, septembre
2006]
Thème 3.3
Les aménagements paysagers,
l'équilibre des écosystèmes
La protection de la flore et de la faune locales
Nous veillons à protéger les sites, les
arbres et les biotopes remarquables.
L'oxygénation
Nous favorisons l'oxygénation diurne des lieux de détente et de sport grâce à la conception d'espaces végétalisés à l'intérieur de nos bâtiments.
La lutte contre des allergies aux pollens
Les pollens pollués par les gaz d'échappement et les industries portent les polluants plus loin et finissent dans nos bronches. L'augmentation des allergies aux pollens est due en partie à la pollution atmosphèrique. Pour diminuer les risques d'allergies, nous diversifions les essences d'arbres dans nos projets et nous mettons en garde contre la plantation systématique d'alignements d'arbres (monoplantation) à pollen allergisant (thuyas, cyprès, bouleaux, etc.). La diversification des essences permet de ne pas concentrer les pollens à certains moments de l'année. Nous mettons aussi en garde contre les allergies à certaines graminées, à l'armoise et à l'ambroisie.
La biodiversité
Nous recherchons la biodiversité garante d'un bon équilibre général des milieux.
Thème 3.4
Le confort hygrométrique
La bonne hygrométrie
Pour éviter la prolifération des acariens et des moisissures allergisantes, le taux d'humidité relative (HR) doit être abaissé par rapport aux 50 à 60 % préconisés pendant longtemps. Le taux d'humidité relative idéal est compris entre 40 % et 50 %*. Nous savons de plus que l'humidité augmente les émissions de gaz nocifs émanant des additifs des matériaux, issus de la pétrochimie. La variation de ce taux doit donc être surveillé aussi sérieusement que la température des pièces.
Les matériaux qui "respirent"
La bonne ventilation des pièces humides est indispensable. Cependant, cela n'est pas suffisant ; les murs et les cloisons des bâtiments neufs doivent permettre le passage de la vapeur d'eau pour bien "respirer".
L'évapotranspiration des végétaux
Elle permet la climatisation naturelle estivale.
Sources : *[S. et P. Déoux Drs en médecine et Experts en Haute Qualité Santé, Le guide de l'habitat sain, 2002].
Thème 3.5
L'optimisation énergétique
En matière de développement
soutenable,
les bâtiments dits HQE, bioclimatiques ou écologiques se
doivent
de conjuguer sobriété et efficacité
énergétique.
La politique électrique de la France
étant consacrée depuis plus de 50 ans quasi-exclusivement
à l'énergie nucléaire, nous sommes devenus le seul
pays au Monde à être autant dépendant de l'atome
d'uranium, matière hautement stratégique que nous devons
importer à 100 % (Niger principalement).
Un Climat
d'Espoir - Partie 1/2
Un Climat
d'Espoir - Partie 2/2
Cette politique nous pénalise en matière de développement soutenable et de production d'origine renouvelable (solaire, éolienne, biomasse, géothermie, etc.) et inflige aux générations futures une pollution durable et sournoise.
Catastrophe d'une centrale nucléaire inondée (p. 45) à Fukushima (Japon) le 11 mars 2011, après un séisme.
Explosion de 500 m de haut
du réacteur n° 3 de combustible Mox
d'Areva (uranium + plutonium !) : irradiation, puis contamination de
l'air, de la mer et de la terre pour
des siècles...
Lire aussi l'analyse géopolitique de "La guerre de Fukushima" (par P.
Pelletier, Dr. Univ. Lyon 2) et du nucléaire en général dans la revue Hérodote
>>> La guerre de Fukushima (Dr. P. Pelletier, Ed. La Découverte)
Contamination radioactive après les catastrophes
nucléaires de Fukushima au Japon (2011) et de Tchernobyl en
ex-URSS (1986) : une contamination
à perpétuité !
D'après les données de l'IRSN
CONTAMINATION
RADIOACTIVE DU NORD-EST DU JAPON POUR DES SIECLES DEPUIS LA CATASTROPHE
DE FUKUSHIMA
Malgré
des vents majoritairement allant vers l'Est (contamination de l'océan
Pacifique !) durant la catastrophe, les sols au Nord-Ouest de la
centrale nucléaire sont extrêmement contaminés (19 microSieverts/h
correspondent, dans ces zones, à l'irradiation d'une radiographie
médicale par heure, à
vie !).
Dans les zones rouges, les contaminations au césium 137 sont de 3 000
000 à 15 000 000 Becquerels/m² (millions Bq/m² = millions de
désintégrations atomiques par
seconde !). Dans les zones jaunes, les contaminations au césium
137 sont de 1 000 000 à 3 000 000 Bq/m².
Dans la ville de Fukushima (80 km de la catastrophe toujours en cours)
les contaminations des sols sont toujours de 300 000 Bq/m² !*
D'après les données du Ministère Japonais en charge de la Science
et de la Technologie*
En France, une telle catastrophe aurait, selon l'Etat français (IRSN), un coût de 430 à 760 milliards d'euros !!!
Sans
parler de la vulnérabilité potentielle des installations
ou
des transports nucléaires (attentats, erreurs humaines, risques
sismiques,
canicules, inondations, accidents majeurs de type Tchernobyl - des
centaines de milliers de morts depuis 1986, Fukushima,
etc.), aucune
solution n'existe actuellement pour le stockage de longue durée
des
déchets radioactifs (plusieurs dizaines de milliers de fois le
volume
d'une piscine olympique et une pollution dramatique durant des
millénaires).
REACTEURS NUCLEAIRES EN ACTIVITE EN FRANCE
REACTEURS NUCLEAIRES EN ACTIVITE EN EUROPE
LA TRANSITION ELECTRIQUE EN FRANCE (NUCLEAIRE), C'EST QUOI ?
Scénario Electrique "Dès
Demain !"
Objectivement, le nucléaire ne représente "que" 1,5 % de l'énergie finale mondiale... Le passer à 3 % prendrait des décennies sans rien changer à la crise (y compris effet de serre), mais doublerait les risques liés à cette énergie. Les énergies renouvelables, elles, représentent déjà 20 % de l'énergie finale mondiale... Ouvrez les yeux ; surveillez vos factures ; relisez vos assurances ("à l'exclusion des conséquences de tous phénomènes de radioactivité..." !)...
La France produit 2
kg de déchets radioactifs par habitant et
par an selon l'Andra (sans compter
les déchets d'extraction et
d'enrichissement de l'uranium, les déchets de
démantèlement des
centrales nucléaires, etc.), soit
2 kg x 65,5 millions de Français / 406 TWh.an = 320
mg de déchets radioactifs par kWh nucléaire**.
Rappelons que 0,1 mg (une poussière) de plutonium est une dose
mortelle ! Celles et ceux
qui souhaitent utiliser une électricité 100 % propre (ni
déchets
nucléaires, ni effet de serre), peuvent se fournir dès
maintenant chez la coopérative Enercoop.
A la source de
la production de l'électricité
nucléaire nous gaspillons 67 % de l'énergie produite, en
vapeur d'eau. Selon le BRGM, les tours de refroidissement des
centrales électriques françaises pompent dans les cours d'eau 55 % de l'eau
consommée en France !*** (même durant les canicules !),
soit plus de 4 l/kWh perdus ou au
moins 16 m3 par an pour chaque ménage
français !
De plus, la production très centralisée ne permet pas de
lutter contre les pertes des
lignes Très Haute Tension (11 %)****. Enfin, le "traitement" et
le
transport des déchets radioactifs, le
démantèlement des centrales atomiques et la surveillance
à vie des sites nucléaires font, qu'à long terme,
le coût financier et sanitaire de
cette énergie ne sera jamais connu (déjà plus cher
que toutes les productions basées sur les énergies
renouvelables pour lesquelles en plus, le "combustible" soleil, vent,
marées... est gratuit et non polluant*****). Pour ces raisons et
pour éviter
les émissions de gaz à effet de serre (GES), les autres
pays
de la Planète ont fait le choix plus raisonné de
diversifier
leurs filières énergétiques grâce aux
renouvelables.
Selon
l'extrapolation des estimations de l'Autorité anglaise du
Démantèlement Nucléaire (NDA) et les
données du coût du premier démantèlement
français (Brennilis en Bretagne, 55 fois supérieur aux
provisions !), le coût du
démantèlement des centrales nucléaires
françaises serait de 0,03 à 0,08 euro/kWh consommé
(500 milliards d'euros
minimum). Cette
estimation
ne prenant même pas en compte le coût du
démantèlement des usines géantes de La Hague,
Tricastin, Marcoule, Cadarache et
Superphénix, ni celui de la gestion des déchets
nucléaires,
il faudra s'attendre, à moyen terme, au triplement du prix de
l'électricité. Pour
s'engager dans une vraie politique énergétique
écologique,
responsable et soutenable (ni effet de serre, ni déchets
nucléaires)
la France doit donc faire le choix de diversifier ses sources de
production
d'électricité et d'énergie. L'objectif
étant,
à terme, de remplacer une production électrique à
base
d'énergies polluantes par une production à base
d'énergies
renouvelables (tels l'Autriche, le Portugal et la Suède qui ont
déjà dépassé les 50 %
d'électricité
d'origine renouvelable ou l'Islande et la Norvège qui ont déjà atteint
les 100 % !).
>>>
Document Réseau Sortir du Nucléaire (en 5 ou 10 ans en France et en 1 an au
Japon...) au
format
PDF
(une
autre production électrique est possible en France, elle existe déjà :
ici !)
Le chauffage électrique est un contre-exemple d'appareil
électrique efficace. Il est une aberration et a fortiori
lorsqu'il est prescrit pour la conception de logements sociaux. L'électricité est l'énergie la plus chère pour les
ménages.
L'énergie électrique ne devrait jamais être
transformée
directement en chaleur. En France, le rendement final d'un convecteur
électrique
frise le ridicule : moins de 30 % pour chauffer de l'air qui finit
aspiré
par les courants d'air et les VMC ! Nous préconisons toujours
des
systèmes de chauffage par rayonnement car les
températures intérieures sont alors
bien plus homogènes. Nombreux sont les pays à avoir
proscrit
totalement ou partiellement le chauffage électrique ou interdit
sa publicité (Suisse, Danemark,
Belgique, Luxembourg...).
Les
lampes halogènes présentent la
même
aberration que le chauffage électrique : jusqu'à 98 % de
l'électricité
est transformée en chaleur dans ces équipements
d'éclairage.
Les lampes fluocompactes sont une solution transitoire car elles sont
beaucoup
plus efficaces (consommation divisée par 5) mais contiennent du
mercure
extrêmement dangereux en cas de bris de lampe ou de rejet dans
l'environnement
lors du "recyclage". L'avenir est donc aux diodes
électroluminescentes
(Del ou Led en anglais). Leur consommation est inférieure aux lampes
fluocompactes, d'1/3, voire de 1/2.
Les technologies les plus avancées dans le
domaine des économies d'énergie permettent des
consommations divisées par 4 (diodes, ventilation double flux, etc.)
mais la priorité doit être la lutte
contre
les gaspillages (dispositifs de régulation, Gestion Technique du
Bâtiment,
échangeurs de chaleur, etc.) et une société moins
énergivore
(installation de détecteurs de présence et
de luminosité, limitation des éclairages
publics, des publicités éclairées, des enseignes lumineuses, etc.).
Selon les chercheurs de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse), une société à 2 kW (d'énergie moyenne consommée 24h/24h par un Européen) est viable et indispensable. Elle permettrait de ne consommer uniquement 1/3 de l'énergie annuellement consommée par chaque Français (11 000 kWh en chauffage, 11 000 kWh en transport, 10 000 kWh en industrie, 8 000 kWh en électricité et 5 000 kWh en ECS)******. Pour cela, il faudrait une politique incitative à l'achat d'équipements économes en énergie (crédits d'impôt, emprunts aidés, etc.), mais aussi une politique de taxation des énergies fossiles afin de privilégier les énergies renouvelables qui abaissent considérablement la facture énergétique des ménages, car en France, nous importons 100 % de notre uranium, pétrole, gaz et charbon !
Les bâtiments et leurs sites ont souvent de forts potentiels énergétiques : toitures orientées au soleil et production thermique ou photovoltaïque ("photosynthèse" des bâtiments modernes), sous-sol et réseaux de captage géothermique ("racines" des bâtiments modernes), gisement éolien, ventilation naturelle, stockage thermique des matériaux denses, lumière naturelle, production de biomasse et de biogaz... L'architecture du XXIème siècle doit, selon nous, intégrer la capacité des bâtiments à produire et optimiser leur énergie.
Sources : *[Criirad, Trait d'union n° 54, 2012]
; **[http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-dechets-radioactifs/qu-est-ce-qu-un-dechet-radioactif---8.html#]
et [Ademe, Qualité environnementale des
bâtiments, 2002]
; ***[B. Peuportier Dr. et Chargé
de Recherche au Centre d'Energétique de l'Ecole des Mines de
Paris, Eco-conception des bâtiments, bâtir en
préservant l'environnement,
2003] et [SPDE - Syndicat professionnel des entreprises de services
d'eau et d'assainissement, Les services collectifs d'eau et
d'assainissement en France. Données économiques, sociales
et techniques, 2005] ; ****[S.
Rabourdin, Changement climatique, comprendre et agir, 2005]
; *****[GSIEN, Groupe Scientifique pour
l'Information sur l'Energie Nucléaire]
; ******[C. Friedli Pr. à l'Ecole Polytechnique
Fédérale
de Lausanne] ;
Thème 3.6
La lutte contre les pollutions électromagnétiques
En matière de lutte contre les
radiations (rayonnements) électromagnétiques (Rem), nous
développons
des environnements protégés des agressions des ondes électromagnétiques
artificiels (électricité, micro-ondes,
téléphonie mobile, réseaux sans fil, etc.).
Le
courant électrique 50 Hertz (secteur) émet un rayonnement
magnétique
nocif si ce dernier dépasse 0,25 microTesla* ou 0,4 microTesla selon le
Centre International de Recherche sur le Cancer (Circ) de l'OMS. Il n'est
arrêté
par aucune matière (hors matériel de l'armée et
contrairement
au rayonnement électrique qui peut être
éloigné grâce
à certains matériaux reliés à la
terre). Ce rayonnement
magnétique artificiel est très différent du rayonnement
magnétique terrestre car il
n'est pas continu mais alternatif (changeant de sens 50 fois par
seconde).
La valeur limite de 0,25 µT est très
souvent dépassée dans l'environnement plus ou moins
proche
de certains transformateurs (parfois bien cachés et
miniaturisés),
appareils électriques, installations
urbaines, etc. (allant de quelques
centimètres à
quelques mètres, même à travers 20 cm de
béton !). Le
courant électrique 50 Hz émet
aussi des ondes électriques d'extrêmement basses
fréquences (EBF ou Elf en anglais), très
proches
des fréquences de résonance de notre organisme (ions de calcium,
potassium,
etc.) d'où
de fortes
perturbations
de certains métabolismes. Même si ce
rayonnement électrique 50 Hz est rapidement
atténué par les
matériaux et matières dont l'eau contenue dans le corps
humain, il est nocif s'il dépasse
25 V/m (à ne pas confondre avec
la limite des 0,6 V/m des hyperfréquences du paragraphe suivant).
Les antennes relais de téléphonie mobile (parfois cachées jusque dans les clochers) émettent des micro-ondes pulsées (émission d'EBF (Elf) à 8 Hz en parallèle, modulation de la voix à 217 Hz et parfois de faisceaux hertziens*+**). On constate que la barrière sang-cerveau (méninges), qui filtre le sang arrivant au cerveau, devient dramatiquement plus perméable aux substances toxiques de notre environnement (le phénomène est encore plus grave chez les enfants et adolescents, puisque leur encéphale est en formation). L'étude Reflex financée par l'Union Européenne en 2004 montre que les rayonnements des GSM provoquent des ruptures de l'ADN (présence de radicaux libres, de H2O2, etc.) à des doses d'énergie supérieures à 0,3 W/kg de Débit d'Absorption Spécifique (DAS). Les radiofréquences dont la téléphonie mobile, ont été classées cancérogènes possible (2B) en 2011 par le Centre International de Recherche sur le Cancer (Circ - OMS). Ces hyperfréquences, tout comme la fréquence 50 Hz et les EBF, réduisent dans notre organisme, les taux d'hormones anti-oxydantes telle la mélatonine (dont l'effet inhibiteur de croissance des cellules cancéreuses se trouve alors très diminué*), affectent les processus enzymatiques et biochimiques, perturbent les cristaux de magnétite du cerveau, la répartition de l'énergie électromagnétique des muscles, et le taux de calcium*** (qui entre en résonance (énergie et fréquence de vibration) à 35 Hz, principalement dans le système nerveux central, le cerveau et le cœur), de potassium*** (à 16 Hz), voire de magnésium et de sodium. De plus, selon certains chercheurs, les lignes électriques très haute tension (THT) créent des particules chargées (ions) qui s'accolent aux polluants particulaires aériens. Ces polluants, une fois inhalés, adhéraient aux poumons car ils sont chargés.
Les hyperfréquences (GSM,
GPS, Radar,
UMTS, DECT, Bluetooth, Wifi, micro-ondes...)
et le courant 50 Hz provoquent, s'ils dépassent certaines
limites,
des leucémies et des maladies cardio-vasculaires et
neurodégénératives (Alzheimer, sclérose
latérale amyotrophique, etc.)*.
Selon le Criirem,
le corps humain ne devrait jamais être irradié par des
hyperfréquences
de puissance supérieure à 0,6 V/m ou 1 mW/m2
(voire
0,06 V/m ou 0,01 mW/m2, déjà
préconisé
dans certains lieux
en Autriche), contre 41 V/m (GSM 0,9 GHz) actuellement en France
(jusqu'à 200 V/m lorsqu'un GSM recherche un relai). Dans notre
environnement, ces valeurs peuvent être
très
largement dépassées au voisinage d'un nombre croissant
d'appareils
électroniques ou de transmission audio et vidéo.
>>> Document Criirem au format
PDF
L'Atelier ARKITEKTO réalise sur
devis des mesures des ondes
électromagnétiques 50 Hertz
(courant électrique du secteur), extrêmement
basses fréquences (EBF ou Elf), des fréquences comprises entre
800
MHz et 2500 MHz (relais de téléphonie mobile,
téléphones GSM
et DECT sans fil, UMTS, Bluetooth, Wifi, micro-ondes, GPS, Radar...) et vérifie les liaisons à la terre.
Sources : *[S. et P. Déoux Drs en médecine et Experts en Haute Qualité Santé, Le guide de l'habitat sain, 2002] ; **[C. Gouhier, M. Rivasi et Maxence Layet, Survivre au téléphone mobile et aux réseaux sans fil, 2009] ; ***[J.-B. Patrick, Sciences et Avenir, Maladies des radiofréquences, Décembre 2001]
© Depuis 2001
Sylvain HOUPERT Architecte DPLG & Docteur en
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